Forme héritière de la belle danse française pratiquée en Europe occidentale depuis le XVIIème siècle et dont les principes fondateurs techniques et esthétiques sont l’en-dehors et l’aplomb, l’esprit de rigueur et de netteté, le souci d’élégance et de clarté. Art vivant, la danse classique ne cesse de s’enrichir, assimilant au fil des siècles de nouveaux apports (notamment, au XIXème siècle, la technique des pointes) et évoluant vers de nouveaux concepts : ainsi les notions de néo-classique et de classique du XXème siècle en font désormais partie intégrante. Composante essentielle du spectacle de Ballet, elle est diffusée à travers toute l’Europe durant les XVIIIème et XIXème siècles, puis gagne les autres continents danse la seconde moitié du XXème siècle. Ayant, pendant près de quatre siècles, subi des mutations, elle garde des éléments qui la rattachent à ses origines. Parmi ces traces durables, le vocabulaire qui a servi décrire et à nommer le mouvement, par son usage ininterrompu depuis le XVIIème siècle, étendu aujourd’hui de l’Amérique au Japon, consiste la preuve incontestable qu’elle demeure une esthétique de référence au-delà des modes et des frontières.
Utilisé tout d’abord (1917) pour qualifier une musique syncopée issue de la culture noire américaine, le mot jazz est ensuite librement employé pour désigner les danses qui naissent de ces rythmes et qui trouvent leur source dans les danses sociales populaires d’origine afro-américaine. Son acception s’étend ensuite à des formes dansées créées pour le divertissement (cabarets, théâtres, cinéma, télévision, clips vidéo) et plus récemment à la danse de création.
Au confluent des cultures africaine et européenne, la danse jazz résonne d’influences multiples et se développe jusqu’aux années 1940 le long de lignes historiques et esthétiques parallèles à celles de la musique. Partageant toutes deux le même héritage culturel, ces deux agents inséparables et interactifs vont influencer à travers le monde non seulement la forme de la danse, mais aussi les façons de danser, par leur utilisation de l’improvisation et du rythme, source d’inspiration et d’énergie.
Expression générique recouvrant différentes techniques ou esthétiques apparues dans le courant du XXème siècle. Plus encore que « danse moderne », l’appellation « danse contemporaine » est sujette à débats. Lorsque que George Arout rédige la danse contemporaine (Fernand Nathan, Paris, 1955), il se pose en « historien d’art de son époque » évoquant le travail des « créateurs de son temps » dans l’objectif d’en décrire les « tendances contemporaines ».
Une école de la personnalité. La Danse de Caractère a ses racines dans les danses dedifférents pays : Ukraine, Russie, Tziganes, Espagne… La base technique est celle de la Danse Classique. La Danse de Caractère permet de faire éclore, au-delà de latechnique, la personnalité de chacun.
Technique de danse théâtrale qui emploie sous forme stylisées des pas empruntés au folklore ou aux danses nationales.
Elle trouve son origine au XVIIIème siècle dans le besoin de caractériser chorégraphiquement une identité communautaire (métiers, terroirs, etc.) ou des personnages pittoresques, l’expression « rôle de caractère », qui équivaut à celle de rôle comique, recouvrant ce type de personnage (de la mère Simone de « la Fille mal gardée », à Rothbart dans « le lac des signes »). Les pas empruntés sont adaptés, et introduits dans un enchainement dont la base reste le plus souvent la technique académique.
Expression désignant depuis les années 1960 l’art chorégraphique, et plus particulièrement la danse de cour et de théâtre, des XVIIème siècle et XVIIIème siècle.
C’est en Suède qu’on lieu au milieu des années 1950, les premières tentatives de réhabilitation de ce patrimoine sous la direction de M. Skeaping et, plus tard, d’I. Cramer. Les américains, à leur tour, s’y interessent. En 1979, la compagnie de Shirley Wynne, The Baroque Dance Company de Catherine Turocy et Ann Jacoby se produisent en Europe. La création en 1980, en France, par F. Lancelot de la compagnie Ris et Danceries est suivi de ses disciples Christine Bayle (l’Eclat des Muses), Marie-Geneviève Massé (l’Eventail) et de Béatrice Massin (Fêtes galantes). Ces dernières figurent parmi les très rares à ne pas se servir du terme « baroque », sans doute équivoque, voire non pertinent, à leurs yeux. D’autres compagnies, en Italie et en Angleterre, ont préféré l’expression « danses historiques » ou « danse de cour ». Enfin depuis que les travaux de choréologues, historiens, linguistes et philosophes ont réhabilités le terme belle danse utilisé à l’époque, le terme « baroque » est en net recul.
La Danse Libre « Malkovsky-Duncan » se fonde sur les principes de la nature et de la vie. De par ses bienfaits, elle s’adresse aussi bien aux débutants et novices, qu’aux danseurs confirmés qui y trouveront la source d’un enrichissement artistique et technique rare et profond.
La danse libre - définition
Courant artistique né dans les premières années du XXème siècle, marquants les débuts de la danse moderne.
Liée à l’émergence en Occident de la notion de l’individu comme réceptacle de toutes les mémoires qui le constituent (singulière, collective, historique), la danse libre marque l’avènement d’une perception nouvelle d’un monde en constante transformation. Elle tente d’opérer une mise à nu de l’élan vital à partir d’une conception globale et dynamique de l’être.