La Danse Classique À L’Académie De Ballet

La Danse Classique – Définition du Dictionnaire de la danse – Larousse sous la direction Philippe Le Moal

Un peu d’histoire:

Forme héritière de la belle danse française pratiquée en Europe occidentale depuis le XVIIème siècle et dont les principes fondateurs techniques et esthétiques sont l’en-dehors et l’aplomb, l’esprit de rigueur et de netteté, le souci d’élégance et de clarté. Art vivant, la danse classique ne cesse de s’enrichir, assimilant au fil des siècles de nouveaux apports (notamment, au XIXème siècle, la technique des pointes) et évoluant vers de nouveaux concepts : ainsi les notions de néo-classique et de classique du XXème siècle en font désormais partie intégrante.

Composante essentielle du spectacle de Ballet, elle est diffusée à travers toute l’Europe durant les XVIIIème et XIXème siècles, puis gagne les autres continents dans la seconde moitié du XXème siècle. Ayant, pendant près de quatre siècles, subi des mutations, elle garde des éléments qui la rattachent à ses origines. Parmi ces traces durables, le vocabulaire qui a servi décrire et à nommer le mouvement, par son usage ininterrompu depuis le XVIIème siècle, étendu aujourd’hui de l’Amérique au Japon, consiste la preuve incontestable qu’elle demeure une esthétique de référence au-delà des modes et des frontières.

Avec la création de l’Académie Royale de danse en 1661, un formidable élan est donné. L’élaboration d’un vocabulaire gestuel, qui constitue la première étape d’un long cheminement, s’achève à l’aube du XVIIIème siècle avec la publication du traité de R.A. Feuillet. Articulé autour de 13 familles de pas totalisant quelques 500 variantes codifiées.

Ce vocabulaire est mis au service tant de la danse haute que terre à terre, applications ponctuelles de la belle danse qui règne alors au bal et sur la scène (Ballet de cour). Durant tout le XVIIIème siècle, tant les genres lyriques (opéra-Ballet, tragédie en musique, tragi-comédie Ballet) que le Ballet pantomime exploitent le vocabulaire de la belle danse tout en l’enrichissant. Pratiquée par les danseurs professionnels, hommes et femmes, elle bénéficie des apports multiples des maîtres à danser appartenant à des cultures différentes qui contribuent au développement d’écoles nationales.

Leur enseignement ainsi que celui de leurs prédécesseurs, consigné dans des traités, dévoile un pan de l’histoire de leur art dont les danseurs sont la mémoire vivante. Aussi au cours des XVIIIème et XIXème siècles, la danse évolue-t-elle considérablement tant dans sa technique que dans sa conception. Les héros délaissent les cimes du mont Olympe pour les forêts brumeuses du Nord (Ballet romantique) ou bien le monde enchanteur des contes de fées.

Plus que l’invention des pointes, c’est leur utilisation à des fins poétiques qui marque le nouveau style. Associées à la magie du jupon de tulle, et plus tard au tutu, elles confèrent à la danse classique son aspect quasi définitif.

Mais les chorégraphes des Ballets russes de Diaghilev et ceux du style néoclassique rompent avec cette image stéréotypée. En multipliant les positions et les enchainements, en jouant avec l’aplomb dans une dialectique constante entre verticalité et horizontalité, en alternant mouvement arrondis et angulaires, ils créent un langage gestuel qui perpétue le classique tout en l’élargissant. M. Béjart va même plus loin en y incorporant et en assimilant apports et emprunts d’où qu’ils viennent.

Si les pointes restent presque toujours de règle, le tutu, remplacé par le maillot académique, n’est plus le vêtement emblématique de la danseuse. Dans la brèche ainsi ouverte s’engouffrent des chorégraphes contemporains de filiation classique (J. Kylian, W. Forsythe) qui proposent une autre utilisation de leurs modèles e référence. Ainsi chaque époque, chaque chorégraphe, chaque interprète même, apporte sa contribution, modelant la danse classique par ajouts successifs dont aucun n’annule l’autre.

Définition du Dictionnaire de la danse – Larousse sous la direction Philippe Le Moal.

La Danse Modern Jazz À L’Académie De Ballet

Danse modern jazz – Définition

Utilisé tout d’abord (1917) pour qualifier une musique syncopée issue de la culture noire américaine, le mot jazz est ensuite librement employé pour désigner les danses qui naissent de ces rythmes et qui trouvent leur source dans les danses sociales populaires d’origine afro-américaine. Son acception s’étend ensuite à des formes dansées créées pour le divertissement (cabarets, théâtres, cinéma, télévision, clips vidéo) et plus récemment à la danse de création.

Au confluent des cultures africaine et européenne, la danse jazz résonne d’influences multiples et se développe jusqu’aux années 1940 le long de lignes historiques et esthétiques parallèles à celles de la musique. Partageant toutes deux le même héritage culturel, ces deux agents inséparables et interactifs vont influencer à travers le monde non seulement la forme de la danse, mais aussi les façons de danser, par leur utilisation de l’improvisation et du rythme, source d’inspiration et d’énergie.

De nos jours même s’il diversifie ses accompagnements musicaux (jazz fusion, rythm & blues, etc.), le modern jazz s’appuie toujours sur le rythme de façon importante. Il peut en effet utiliser chaque partie du corps qu’il isole, dissocie et joue les unes contre les autres pour créer une polyrythmie. L’utilisation de syncopes, d’arrêts, de silences et d’immobilité génèrent des états chargés de dynamisme et d’énergie et la surprise surgit souvent de la manipulation rapide des dynamiques et des niveaux spatiaux. Favorisant l’expression individuelle et le feeling, le jazz a recours à l’organique et sollicite un registre sensitif qui éveille des états chez le spectateur. Danse de communication directe, elle mêle les vocabulaires, passe harmonieusement de l’en-dedans à l’en-dehors, mélange les modèles de corps dans un rapport matriciel au sol et une caractéristique sensuelle des mouvements.

Perpétuel métissage des rythmes, des formes, des genres, des modes, des techniques et des styles, empruntant aux traditions gestuelles les plus diverses, voire les plus antinomiques, le modern jazz aménage par d’étranges juxtapositions un syncrétisme culturel complexe et provocateur accordé au rythme de la ville. De l’ « urban folk dance » de J. Cole au « trademark of the city » de L. Horst, le jazz citadin véhicule une certaine idéologie sur la liberté du corps ou par le corps. Elle est vécue par ses pratiquants comme une danse qui nécessite une technique sérieuse mais qui doit correspondre à un vécu intérieur. Définition du Dictionnaire de la danse – Larousse sous la direction Philippe Le Moal

La Danse Contemporaine À L’Académie De Ballet

Danse Contemporaine – Définition

Expression générique recouvrant différentes techniques ou esthétiques apparues dans le courant du XXème siècle. Plus encore que « danse moderne », l’appellation « danse contemporaine » est sujette à débats. Lorsque que George Arout rédige la danse contemporaine (Fernand Nathan, Paris, 1955), il se pose en « historien d’art de son époque » évoquant le travail des « créateurs de son temps » dans l’objectif d’en décrire les « tendances contemporaines ».

Un quart de siècle plus tard paraît la Danse Contemporaine (Fayard, Paris, 1980) de John Franklin Koening , qui se livre à une chronique de ses « trente années de passion pour la danse » en prenant pour point de départ l’année 1948, année de « renaissance » après le second conflit mondial. Il y rend compte par décennies, tous styles et techniques confondus, de l’actualité de la danse la plus variée des scènes parisiennes pendant cette période : contemporaine, la danse y miroite des feux de sa diversité, sans s’embarasser encore d’une quelconque catégorisation. Seule la période de référence diffère ici par rapport à la danse « contemporaine » d’Arout.

Ce n’est donc, semble-t-il, qu’au cours des années 1980 qu’une dimension de catégorisation se dessine dans l’emploi de cette expression. Dans l’ouvrage collectif « la Danse au défi » paru en 1987, tous les auteurs – historiens, critiques – s’entendent sur son utilisation pour désigner exclusivement des chorégraphes ou des œuvres relevant du champ de la « Danse Moderne » ou de ses prolongements. Des désaccords subsistent, en revanche, sur l’étendue de la période concernée : pour certains, elle recouvre tous les courants modernes depuis les années 1920 –voire depuis le XIXème siècle –jusqu’à la nouvelle danse alors naissante ; pour d’autres, elle débute seulement dans les années 1960 avec les tendances postmodernes.

Ces désaccords témoignent de la difficulté récurrente de la danse à nommer et catégoriser les nouvelles formes qu’elle fait surgir. Toutefois, le problème ne se réduit pas ici à une question de nomenclature, car l’appellation Danse Contemporaine va devenir progressivement une revendication des acteurs de la danse eux-mêmes avant d’être entérinée, à la différence de ce qui s’est passé pour l’appellation Danse Moderne. De ce fait, la position consistant à opérer une équivalence totale entre danse moderne et contemporaine mérite d’être interrogée.

Définition du Dictionnaire de la danse – Larousse sous la direction Philippe Le Moal

Danse Isadora Duncan

Danse Isadora Duncan  – Danse dite « moderne »

DUNCAN Isadora (1877-1927)

Une grande figure de la danse en Occident du début du XXe siècle, Isadora Duncan est considérée comme l’une des pionnières de la danse dite « moderne ».

 

Elle naît à San Francisco dans une famille de quatre enfants; un véritable clan qui se passionne pour tous les arts. La fratrie Duncan développe l’ambition de transmettre au monde un amour de l’art, un rapport plus intime et enchanté avec la nature ainsi qu’un retour à une vie simple. Dès lors, un des premiers gestes d’Isadora Duncan envers la danse est celui de transmettre quand, alors âgée de seulement six ans, elle improvise une école de danse de quartier avec sa sœur aînée Elizabeth Duncan dans le petit studio que la famille occupe.

Après ses débuts artistiques aux Etats-Unis, Isadora Duncan se rend en 1898 à Londres avec sa famille pour réaliser ses aspirations. Elle s’inspire des œuvres grecques antiques qu’elle admire au British Museum puis au musée du Louvres quand elle arrive à Paris en 1900 en pleine Exposition Universelle.

En 1902, une autre pionnière de la danse moderne, Loïe Fuller, rencontre Isadora et l’invite à partir en tournée en Europe à ses côtés. Isadora Duncan apparaît sur scène pieds nus, en simple tunique à la grecque, avec pour seul décor un fond de rideaux bleus. Elle déjoue les codes du ballet académique et crée un scandale en décidant de danser en harmonie avec les œuvres, entre autres, de Chopin, Schubert, Brahms ou encore de Beethoven. En libérant le corps dansant du corset et des pointes, elle investit le poids et la courbe dans ses créations. Isadora Duncan fait de sa danse une quête pour se ressaisir des rythmes à l’œuvre dans l’environnement ; elle puise donc son élan dans le mouvement continu d’ondoiement présent dans la nature, faisant de la vague le centre de sa danse. Elle privilégie l’émotion comme moteur du geste, à savoir le fait de désirer le mouvement et développe ainsi une technique autour du plexus solaire, lieu dans lequel naît et meurt tout mouvement selon elle.

En 1905, elle ouvre sa première école à Berlin ayant à cœur de former une nouvelle génération de « danseuses du futur ». Sa danse libère le corps féminin des contraintes physiques et des conventions sociales et esthétiques. Elle désire guider toutes les femmes vers la réalisation de la plus haute intelligence dans le corps le plus libre. Sortira de cette école la première génération de danseuses Duncan, à savoir Lisa, Anna, Irma, Maria-Theresa, Erika et Margot. Tandis qu’Isadora confie la direction de l’école à sa sœur Elisabeth Duncan, elle monte à Bayreuth la « Bacchanale » de Tannhäuseur de Wagner. Isadora Duncan parcourt l’Europe, retourne aux États-Unis où elle donne Iphigénie, d’après les deux opéras de Glück. Finalement, Paris restera son point d’attache jusqu’en 1914 où elle y inspire de nombreux artistes tels que Rodin et Bourdelle.

En 1909,  elle fonde une école à Bellevue, à Meudon, et présente au Trocadéro ses six meilleures élèves citée ci-dessus que Fernand Divoire surnomme les « Isadorables ».  La noyade accidentelle de ses deux jeunes enfants, Deirdre et Patrick, dans la Seine, en 1913, marque un terrible tournant dans sa vie. La première guerre mondiale impose la fermeture de l’école qui déménage aux Etats-Unis. Isadora Duncan improvise La Marseillaise au Metropolitan Opera en 1915 : sa gestuelle devient plus intense et tragique.

Quand les Etats-Unis décident de rentrer en guerre en 1917, les Isadorables voient leurs activités mises en péril du fait de leur nationalité allemande. Dès lors, Isadora Duncan décide d’adopter les six jeunes femmes afin qu’elles puissent porter son nom et continuer leur carrière respective.

Alors qu’Isadora et Irma Duncan décident de rejoindre la Russie en 1921 pour fonder une nouvelle école de danse à Moscou, le contenu politique de certaines des danses s’accentue. Isadora crée la Mère et l’Etude Révolutionnaire sur des compositions de Scriabine. Lisa, Anna et Maria-Theresa continuent leur carrière artistique tout en transmettant l’art d’Isadora Duncan en France et aux Etats-Unis.

Épuisée par sa relation avec le poète Essenine et les conditions de vie en Russie, Isadora mène à partir de 1924 une vie instable d’enseignement et de récitals, entre Paris et Nice, où elle meurt accidentellement en voiture, le 14 septembre 1927, étranglée par son écharpe. Quelques mois avant sa disparition, elle avait mis le point final à sa biographie, publiée en décembre 1927 sous le titre My Life.

 

La Danse de Caractère À L’Académie De Ballet

En 1756, Ch. Pauli parle d’une « danse caractérisée » marquée par des pas brillants et de nombreux sauts, à une époque où la belle danse est seule en usage sur la scène. Il semble que ce soit les théâtres de la Foire et des Boulevards qui développent cette manière de danser, liée à l’émergence du Ballet pantomime et au renouvellement du répertoire.

Il s’agit alors de désigner de nouveaux personnages plutôt que de nouveaux pas. C’est ainsi que se fixent, dès la fin du XVIIIème siècle, sous le nom de « pas » ou « danse de caractère », un grand nombre de variations, qui sont introduites dans les figures de contredanse sous de noms « exotiques », comme la Provençale, la Cosaque, le pas Chinois, le pas des Sabotiers, etc. et qui doivent plus à la belle danse qu’au folklore.

Définition du Dictionnaire de la danse – Larousse sous la direction Philippe Le Moal

La Danse Baroque À L’Académie De Ballet

Danse Baroque – Définition

Expression désignant depuis les années 1960 l’art chorégraphique, et plus particulièrement la danse de cour et de théâtre, des XVIIème siècle et XVIIIème siècle.

C’est en Suède qu’on lieu au milieu des années 1950, les premières tentatives de réhabilitation de ce patrimoine sous la direction de M. Skeaping et, plus tard, d’I. Cramer.

L’expression « danse baroque » a été créée à l’instar de « musique baroque ». Cependant, la périodisation ainsi que la référence à la musique ne suffisent pas à expliquer à elles seules les raisons de l’emploi du mot. En effet, est attachée à cette notion toute une thématique du monstrueux, du grotesque, de l’hyperbole, de l’enchantement, du surnaturel. Evoluant dans le cadre du Ballet de cour, de la tragédie en musique et de l’opéra-Ballet dont la fonction est avant tout de « plaire », « éblouir », « surprendre » et « ravir », la danse de cette époque est indissociable du merveilleux. De rigueur sur la scène lyrique, il est considéré comme une entorse aux règles du classicisme,ce qui nécessitera la création par L. de Cahusac du concept de « vraisemblance du merveilleux » pour en justifier la présence et la fonder en raison.

Les américains, à leur tour, s’y intéressent. En 1979, la compagnie de Shirley Wynne, The Baroque Dance Company de Catherine Turocy et Ann Jacoby se produisent en Europe. La création en 1980, en France, par F. Lancelot de la compagnie Ris et Danceries est suivi de ses disciples Christine Bayle (l’Eclat des Muses), Marie-Geneviève Massé (l’Eventail) et de Béatrice Massin (Fêtes galantes).

Ces dernières figurent parmi les très rares à ne pas se servir du terme « baroque », sans doute équivoque, voire non pertinent, à leurs yeux. D’autres compagnies, en Italie et en Angleterre, ont préféré l’expression « danses historiques » ou « danse de cour ». Enfin depuis que les travaux de choréologues, historiens, linguistes et philosophes ont réhabilités le terme belle danse utilisé à l’époque, le terme « baroque » est en net recul.

Mais si démons, furies, monstres et autres divinités infernales peuplent le spectacle chorégraphique d’alors, il n’en dansent pas moins en cadence, d’une manière mesurée et juste avec régularité, méthode et clarté selon les fondements mêmes – très classiques – de la belle danse.

Définition du Dictionnaire de la danse – Larousse sous la direction Philippe Le Moal

La Danse Irlandaise À L’Académie De Ballet

Danse Irlandaise – Définition

La danse irlandaise est une danse traditionnelle d’Irlande, pouvant être dansée seule ou en groupe, en compétition, démonstration ou loisirs. Cette danse a été enseignée tout au long de cette période par des professeurs itinérants, de façons différentes en fonction de la pratique régionale ou de la finalité. La danse irlandaise est devenue une partie significative de la culture du pays, particulièrement du mouvement nationaliste irlandais.

Au début du 20ème siècle, de nombreuses organisations ont promu et codifié les différentes formes de danse homogénéisant le style et créant des structures pour la compétition. La forme la plus connue de danse irlandaise l’Irish Step Dancing a été popularisée en 1994 par le spectacle “Riverdance” et pratiquée en compétition. Le Step Dancing est caractérisé par le haut du corps rigide et un jeu de jambes complexe. Parmi les autres formes de danse irlandaise, le Sean-nós est un style plus décontracté contenant des improvisations. La danse irlandaise en groupe se compose d’un certain nombre de styles et de traditions développés à partir de danses et d’ensembles français et anglais. Le Ceili Dancing, pratiquée en loisirs et en compétition, est composée de groupes de 2 à 16 danseurs et basée sur des danses traditionnelles et codifiées. Son jeu de jambes est simple et l’accent est mis sur la coordination du groupe et les figures. Le Set Dancing est avant tout une danse traditionnelle pour un ensemble de 4 couples de danseurs comprenant un jeu de jambes complexe basé sur le Sean-nós.

Définition Irish Dance – Wikipedia